Samedi 6 août : les gorges de la Vire : montagnes de Normandie
P0 : 32 km ; P1 : 58 km ; P2 : 80 km ; P3 : 108 km ; P4 : 158 km ; P5 : 184 km ; PS1 : 135 km.
Le bocage est indissociable des montagnes de Normandie . Aujourd’hui encore, le relief pourra se révéler hostile au cyclotouriste. Le petit ruisseau qui naît dans la joncière au pied des hauteurs de Chaulieu, va vite s’enfoncer vers la capitale du bocage en cascadant d’une soixantaine de mètres dans les Vaux de Vire.
Vire n’a conservé de son passé fortifié que les ruines de son donjon, la fameuse porte-horloge et quelques tours.
La ville fut détruite lors du débarquement du 6 juin 1944. Sa reconstruction dura jusqu’en 1960.
Les routes sinueuses du bocage vous emmènent vers de charmants petits villages . Hameaux et fermes isolées émaillent une campagne enjolivée par les pommiers qui lui donnent un air de fête. La fabrication du cidre et du « Calva » est un art délicat, héritage du passé.
Situé aux confins de l’Orne , de la Manche et du Calvados, le bocage virois a su conserver des paysages sauvages , pittoresques, comme les gorges de Campeaux ou les Roches de Ham, et paisibles le long de la Vire et ses nombreux affluents, où vallons, prés et prairies, voient naître les fameuses vaches normandes aux taches brunes ou bringées.
Le vert domine, symbole de fertilité et de renouveau, de terre nourricière. Il s’y dégage une douceur de vivre.
C’est le pays du granit, le bleu de Vire que l’on retrouve partout dans la construction des monuments, des calvaires et de l’habitat.
Un peu partout, subsistent des bosquets et de belles haies brise-vent, souvenirs d’une époque où les forêts étaient beaucoup plus étendues, et le territoire desservi par un réseau de chemins creux bordés de talus . Chemins de combat et d’abri pour les Chouans de la période révolutionnaire et les libérateurs de 44.
Jusqu’à Condé-sur-Vire, le fleuve assagi par quelques écluses, accompagnera les cyclotouristes jusqu’au dernier BPF de la semaine. Tinchebray clôturera pour sa part la liste des points d’accueil. De la bataille de 1106, où s’affrontèrent Henri et Robert, les deux fils de Guillaume le Conquérant, il ne reste qu’une date dans l’histoire de la Normandie.
La ville conserve les traces de son passé historique et industriel , tout en assumant son statut de capitale de la quincaillerie.
Jusqu’à Flers, quelques petites côtes rappelleront que le bocage normand est une vieille montagne , qui sait se rappeler au bon souvenir des manieurs de dérailleurs, tout en leur offrant une dernière vision de ses plus beaux horizons, avec le Mont de Cerisy, et le Mont Crespin , 246 et 303 mètres tout de même.
Les BCN et BPF :
• CONDE SUR VIRE
Sur votre route :
• LA LANDE-PATRY : Ifs millénaires.
• SAINT-CORNIER-DES-LANDES : musée du clou.
• SAINT-JEAN-DES-BOIS : manoir de la Guionnière.
• CHAULIEU : point culminant du Sud-Manche -368 m- table d’orientation, panorama à 360°.
• SAINT-SEVER : l’Ermitage.
• Vallée de la VIRE : « les Planches d’Avenel », les roches de Ham, la Chapelle sur Vire.
• TORIGNY-SUR-VIRE : château des Matignon.
• LA FERRIERE-HARANG : vallée de la Souleuvre, « sanctuaire » du saut à l’élastique.
• VIRE : « les Vaux » de Vire, vestiges de fortification avec la Porte-Horloge et son beffroi de 30 m.
• TINCHEBRAY : église fortifiée Saint-Rémi, ruelles et prison royale.
• SAINT-QUENTIN-LES-CHARDONNETS : « le jardin extraordinaire », surprenantes réalisations d’art brut.
• CERISY-BELLE-ETOILE : site touristique du Mont de Cerisy, allées bordées de rhododendrons.



internautes sont passés par ici (au 26/05/2012)














